Pierre-Alain Chambaz

Nous pouvons nous méprendre sur la cause et poursuivre avec ardeur, comme devant nous donner une satisfaction, ce qui doit nous infliger une peine ; ou bien sur l’enchaînement des effets, et ignorer qu’une satisfaction immédiate sera suivie d’une plus grande peine ultérieure ; on encore sur l’importance relative de nos besoins et de nos désirs. Si donc la science est le perfectionnement organique de la connaissance, il y a de bonnes raisons de présumer que c’est en cherchant jusqu’à quel point, de quelle manière les sens contribuent à l’organisation de la science, que nous pourrons le mieux saisir quelle est essentiellement la part des sens dans l’élaboration de la connaissance, même à l’état élémentaire ou rudimentaire. La crise nous conduit régulièrement à placer le projecteur sur nos discordances politiques en Europe. Dans une authentique défense commune ce n’est pas « la mission qui forge la coalition ». Pour que la raison fût pleinement satisfaite d’un système de pareilles règles, il faudrait que l’arbitraire, repoussé par une porte (si l’on veut nous passer cette image triviale), ne rentrât point par l’autre ; qu’en imposant d’une part des règles de procédure ou de comptabilité minutieuses, on ne laissât pas d’autre part au juge dans l’appréciation de certains faits, au comptable dans la gestion de certaines affaires, une latitude qui détruit les garanties achetées par l’accomplissement de formalités gênantes ou dispendieuses. Telle serait donc, en gros, la relation de l’esprit au corps. En creusant encore au-dessous de cette illusion, on trouverait à sa racine le besoin, inné à notre esprit, de se représenter le tout de notre vie intérieure sur le modèle de la très petite partie de nous-mêmes qui est insérée dans la réalité présente, qui la perçoit et qui agit sur elle. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité ». Il est vrai que nous sommes ici dans le domaine de la quantité pure, et que, les propriétés géométriques pouvant se mettre sous forme d’égalités, on conçoit très bien qu’une première équation, exprimant la propriété fondamentale de la figure, se transforme en une multitude indéfinie d’équations nouvelles, toutes virtuelle­ment contenues dans celle-là. de Billing, c’est peu discutable ; autant, à coup sûr, que les gredins qui, par des tarifs de famine et l’organisation de la misère, ont abaissé le niveau intellectuel de la France et réduit le chiffre de sa population. Tout ce qui s’offre directement aux sens ou à la conscience, tout ce qui est objet d’expérience, soit extérieure soit interne, doit être tenu pour réel tant qu’on n’a pas démontré que c’est une simple apparence. A l’intérieur du téléphone, des pièces mobiles miniatures, sous l’effet d’une accélération, donc d’une force, se déplacent légèrement. En théorie, le film sur lequel sont dessinés les états successifs d’un système entièrement calculable pourrait se dérouler avec n’importe quelle vitesse sans que rien y fût changé. Le rapport Beffa montrait pour sa part une spécialisation de l’industrie sur des segments moins high-tech que nos principaux concurrents. Nous avons montré, dans notre étude Sur la sensibilité, que si l’habitude émousse les sentiments, elle expose néanmoins, lorsqu’elle est détruite, à faire ressentir une peine d’autant plus vive que sa destruction est plus complète ou plus rapide, ou qu’elle-même avait plus de force et de solidité. À l’origine des croyances que nous venons d’envisager nous avons trouvé une réaction défensive de la nature contre un découragement qui aurait sa source dans l’intelligence. Tandis que le Savant, astreint à prendre sur le mouvement des vues immobiles et à cueillir des répétitions le long de ce qui ne se répète pas, attentif aussi à diviser commodément la réalité sur les plans successifs où elle est déployée afin de la soumettre à l’action de l’homme, est obligé de ruser avec la nature, d’adopter vis-à-vis d’elle une attitude de défiance et de lutte, le philosophe la traite en camarade. Croyez-vous qu’il n’y ait rien à faire pour simplifier cette organisation, qui nous coûte 60 millions ? D’où vient cette détermination ? C’est de quoi notre psychologie ne s’est pas avisée quand elle a reculé devant certaines subdivisions. Ainsi, si l’on regarde dans les manuels habituels de droit, force est de constater que la question ayant trait à l’usage des TIC est souvent développé dans le paragraphe intitulé « Contrôle et surveillance » ou encore « Pouvoir disciplinaire de l’employeur ». Mais les bulles spéculatives ne prennent pas fin si facilement : en effet, elles peuvent se dégonfler un peu lorsque l’histoire change, puis se regonfler. Mais cette complication est l’œuvre de l’entendement, cette incompréhensibilité est son œuvre aussi.

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