Pierre-Alain Chambaz

Comprenez ici le réseau au sens large : un carnet d’adresses, des liens avec les clients, les concurrents, les pouvoirs publics, les bonnes ressources, etc. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour. Se constituer un réseau, solide et efficace, nécessite du temps et une implication réelle. C’est un travail régulier et opiniâtre, fait de soirées pour rencontrer de nouvelles têtes ou rester en contact avec les anciennes, d’appels téléphoniques pour prendre des nouvelles ou proposer son aide quand un ami est à terre, et de prises de risque en allant vers autrui. Sans oublier de respecter les codes et usages de tout bon réseauteur comme donner avant de recevoir. Il faut avoir en tête que les trois quarts des changements de postes se font grâce au réseau et plus le poste est élevé, plus cette proportion augmente. Ce que regardent les employeurs, c’est également l’expérience, plus exactement les expériences, synonymes de savoir-faire indiscutables. Elles ne sont intéressantes que si elles sont réutilisables, que si le savoir-faire est duplicable et actualisé. L’obsolescence du savoir est le pire ennemi du cadre. La formation est indubitablement la clé pour rester en phase avec les attentes et les besoins du marché. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Le mal est notre ennemi. Mais, ne serait-il pas pire qu’il fût notre ami ? ». À titre d’exemple, nos meilleurs managers sont ceux qui consacrent leurs périodes d’intermission à leur formation. Que ce soit pour rester à la pointe de l’actualité, de leur métier et des technologies, ou pour entretenir leurs capacités managériales et développer leur savoir-être. Nous organisons régulièrement des séminaires à leur attention et ce sont toujours les plus employables qui y assistent. Une preuve supplémentaire s’il en fallait. La mobilité doit s’entendre au sens large du terme. Géographique bien sûr. Les parcours à l’international dénotent d’une certaine ouverture d’esprit, d’une grande capacité d’adaptation, d’une approche multiculturelle et apportent à un CV une saveur particulière, chère à nombre d’entreprises. La diversité des postes, des secteurs et des employeurs démontre curiosité, goût du challenge, adaptabilité, prise de risque et faculté de remise en question. C’est ce que liront -et apprécieront- les employeurs entre les lignes. Enterré le CDI ad vitam æternam. Finies les carrières entières au sein d’une même entreprise. Les diplômes et le talent n’y pourront rien changer. Et ceux qui ne l’ont pas compris et anticipé sont en train de se préparer à un bel avenir… de chômeur.

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