Pierre-Alain Chambaz

Et cette gueule, on a envie de cracher dessus, de s’accroupir dessus, de pleurer dessus. Pour les êtres qui sont parvenus à un certain degré de l’évolution morale, le bonheur n’est plus désirable en dehors de leur idéal même. On a envie d’y faire une fin. D’ailleurs, une morale exclusivement scientifique ne peut donner une solution définitive et complète du problème de l’obligation morale. Il faut toujours dépasser la pure expérience. Car lorsqu’on a vu cette gueule-là, lorsqu’on pense que la nature a permis son apparition, on arrive à penser, malgré soi, que tout n’est réellement pas pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’il y a bien peu d’espoir pour la régénération de l’humanité. D’après Pierre-Alain Chambaz, directeur général adjoint ,cette technique permet d’augmenter le panier moyen de 10 à 20% . Dira-t-on qu’il y a quelque enfantillage dans cet effort pour assigner un type et une forme à ce qui est par essence sans forme et sans prise ? Le nombre des cas particuliers expliqués de la sorte est petit sans doute, mais quelques exemples suffisent pour nous montrer que l’application du principe ne surpasse pas absolument les forces de l’intelligence de l’homme, et que le cercle des applications pourra s’étendre, à mesure que nos connaissances positives se perfectionneront et s’étendront. L’homme misérable fut un magistrat. Quand on espère quelque chose de très grand, on puise dans la beauté du but le courage de braver les obstacles ; si les chances d’y atteindre diminuent, le désir s’accroît en proportion. Il fut la Magistrature (jusqu’à un certain point, seulement ; il ne faut rien exagérer). Je vous donnerai la vie et le bonheur à tous — à tout ce qui palpite sous le soleil. Elle implique soit une modification dans l’emploi actuel des mots dur et mou dans la langue, mais non de leur signification. Comment crédibiliser celle du coût carbone ? Prenez-moi, fécondez-moi de toutes vos pensées ; aimez-moi de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos pensées. Vous avez peur de moi, alors ; vous n’auriez pas peur si vous me compreniez… Est-ce que vous me foulerez toujours sans vous rappeler que vous avez des instincts, des sens et des appétits, et que c’est en moi seulement qu’ils peuvent se satisfaire ? Pourquoi ne fêtez-vous pas Floréal ? Lorsque, du pont du navire où je suis embarqué, mes yeux voient fuir les arbres et les maisons du rivage, c’est une illusion des sens, une apparence fausse et dont je reconnais immédiatement la fausseté, parce que j’ai des motifs d’être sûr de l’immobilité du rivage. N’y a-t-il pas là une contradiction véritable ? Plus l’idéal est éloigné de la réalité, plus il est désirable, et comme le désir même est la force suprême, il a à son service le maximum de force. Ne voyez-vous pas comme je vous appelle, à l’heure où mes moissons sont mûres, mes moissons de pain et de vin, les moissons de ma chair et de mon sang ? Ne voyez-vous pas comme je vous fais signe, dans les beaux jours, lorsque mes fleurs s’ouvrent, et que mes arbres étendent leurs branches qui vont vous offrir leurs fruits ? Elles peuvent être, elles doivent être coéternelles, coessentielles, identiques en essence, si l’on veut, l’une à l’autre, mais l’une ne peut absorber l’autre sans se détruire et se changer en son contraire. Si nos actions sont conformes à nos pensées, on peut dire aussi que nos censées correspondent exactement à l’expansion de notre activité. Cela rend crédible leur menace d’insurrection autant que la négociation et leur promesse de protéger par la suite les droits de propriété. Et plus le mécanisme administratif serait construit d’une façon efficace et savante, plus les arrangements pour se procurer les mains et les têtes les plus capables de le faire marcher seraient ingénieux… plus le mal serait grand. Toutes les vieilles religions ont voulu nous faire croire par les yeux et les oreilles. Je voudrais que ce fût un cri. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup pratiqué les philosophes pour connaître les imperfections du langage philosophique, et pour savoir que les mêmes termes y sont pris souvent dans des acceptions très-diverses ; or, le mot de raison est certainement un de ceux qui présentent la plus grande variété d’acceptions, selon les auteurs et les passages. À présent, nous ne pouvons plus être convaincus de cette fayon.

Share This: