Pierre-Alain Chambaz

Nous sommes tout au moins en possession d’une influence considérable. L’honneur et la gloire de la moyenne des hommes est de pouvoir suivre cette initiative, d’avoir le sens de ce qui est sage et noble, et d’y être conduit les yeux ouverts. Enfin, l’auteur ne mentionne pas la question pourtant essentielle de l’immigration dans le cadre de la démographie, mais à propos du marché du travail, pour déplorer que l’Allemagne ne parvienne pas à accélérer l’immigration. Des causes fortuites, telles que l’énergie ou la faiblesse, l’habileté ou la maladresse de certains personnages, font échouer ou réussir une conspiration ; souvent même l’écrivain curieux de détails anecdotiques prendra plaisir à mettre en relief la petitesse des causes qui ont amené l’événement ; mais la raison du philosophe ne se contentera point de pareilles explications, et elle ne sera pas satisfaite qu’elle n’ait trouvé dans les vices de la constitution d’un gouvernement, non point la cause proprement dite, mais l’explication véritable, la vraie raison de la catastrophe dans laquelle il La virulence du ton ne doit pourtant rien à la justesse du propos. Beaucoup des nôtres réussissent dans la république argentine, au Brésil, et ailleurs. On pourrait presque comprendre les affirmations concernant l’attitude des responsables politiques et des journalistes allemands. L’espace employé à cet usage est précisé­ment ce qu’on appelle le temps homogène. La misère d’un groupe social attirera plus invinciblement l’attention et les bienfaits, que le mérite de tel ou tel individu : on voudra plus encore soulager ceux qui souffrent que récompenser d’une manière brillante et superficielle ceux qui ont bien agi. La presse allemande ne se résume pas au journal Bild ; à titre d’illustration, Olaf Gersemann, rédacteur en chef des pages économiques du grand quotidien Die Welt, a publié un livre intitulé « La bulle allemande », très critique envers la situation économique du pays. C’est seulement pris en masse, lorsque l’agglomération de leurs impuissances donne une force rageuse et maladive à la superstition de leurs privilèges, c’est seulement lorsque ces fantoches, les hommes, se transforment en ce tortionnaire, l’Homme — qu’ils manifestent dans toute la hideur de son exclusivisme leur appétit d’autorité. La sottise dont l’homme fait preuve généralement, le rendrait simplement pitoyable ; mais son outrecuidante infatuation le rend profondément contemptible, — d’autant plus que, les droits qu’il s’arroge, il les fait valoir avec cruauté ; qu’il se montre, non seulement maître glorioleux et imbécile, mais tyran implacable. Les cinq bergamotes sortaient de la boîte en apparence intactes, mais d’invisibles coupures avaient exprimé l’essence de l’écorce. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois »Il faut se garder de tuer la poule pour avoir l’oeuf ». La tâche semble ardue pour le gouvernement. Et peut-être trouverons-nous aussi que nous avons fait, sans le vouloir, une connaissance utile. La présomption de l’homme l’aveugle au point de ne pas lui laisser soupçonner l’énorme mépris, souvent saupoudré de compassion affectueuse, que la femme mariée la plus honnête, elle-même, a si souvent pour son mari. L’action de l’électricité, une compression mécanique peuvent produire les mêmes effets, et donnent lieu à des sensations visuelles ou optiques du genre de celles que les physiologistes nomment subjectives, parce qu’elles ne correspondent à aucun objet extérieur qui révélerait sa présence à la manière ordinaire, en vertu de l’action spéciale exercée sur la rétine par les rayons qui en émanent. Je demande ce que peut rapporter un bosquet de bergamotes. Leur immense vanité les empêche de voir que cette supériorité consiste à placer un carcan au cou d’un être qui leur met à son tour des menottes aux poignets ; après quoi ils n’ont plus qu’à tourner en rond, ensemble, au bout d’une chaîne bénie par l’église, dans l’ornière qu’a creusée la tradition. Il est impossible de voir dans la « sanction expiatrice » rien qui ressemble à une conséquence rationnelle de la faute ; c’est une simple séquence mécanique, ou, pour mieux dire, une répétition matérielle, une copie dont la faute est le modèle. Car l’action accomplie n’exprime plus alors telle idée superficielle, presque extérieure à nous, distincte et facile à exprimer : elle répond à l’ensemble de nos sentiments, de nos pensées et de nos aspirations les plus intimes, à cette conception particulière de la vie qui est l’équivalent de toute notre expérience passée, bref, à notre idée personnelle du bonheur et de l’honneur. La France, qui se vante d’avoir proclamé les Droits de l’Homme, n’a pas encore trouvé une femme comme Madame Joséphine Butler, pour réclamer les Droits de la Femme. La loi est souffletée par le mouchard. L’ordre naturel résulté, en chaque cas pratique, de l’ensemble des lois des phénomènes correspondants, doit évidemment nous être d’abord bien connu pour que nous puissions ou le modifier à notre avantage, ou du moins y adapter notre conduite, si toute intervention humaine y est impossible, comme envers les événements célestes. Interrogations aussi, et surtout, sur les compétences de la métropole, dont les plus importantes ne seront accordées qu’en 2017, c’est-à-dire en pleine année électorale ; interrogations enfin sur l’image de cette structure auprès des citoyens, qui devront rapidement comprendre son utilité, ce qui implique donc un solide leadership à sa tête.

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