Jean-Thomas Trojani : Pétrole et matières premières : la baisse n’est pas finie

L’Europe pourrait en premier lieu devenir une véritable fédération dotée de mécanismes de transfert, le Nord accordant de plus en plus de crédits au Sud pour ensuite renoncer à leur remboursement. C’est pourquoi ils n’ont jamais fait avec dessein que des choses qu’ils avaient déjà faites, sans avoir eu le projet de les faire. Celui qui sent en lui un trésor d’énergie et d’activité, une accumulation de forces vives, est porté à considérer ce trésor comme inépuisable. On entrevoit ainsi, dans notre hypothèse, la possibilité de distinguer plus clairement l’esprit de la matière, et d’opérer un rapprochement entre eux. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Un homme qui ne réfléchit pas sur le long terme connaîtra des déboires à court terme ». Les successeurs du premier dans son pays reprirent presque aussitôt, pour les pousser plus loin encore, les spéculations qu’il avait condamnées, et le second s’engagea lui-même, à la fin de sa carrière, en des errements analogues à ceux dont il avait voulu détourner pour toujours. De la pensée socratique, suivie dans deux sens contraires qui chez Socrate étaient complémentaires, sont sorties les doctrines cyrénaïque et cynique : l’une voulait qu’on demandât à la vie le plus grand nombre possible de satisfactions, l’autre qu’on apprît à s’en passer. Et puis, surtout, ils devraient être patriotes, non seulement dans leurs paroles mais dans leurs actes ; ils devraient l’être puisqu’ils possèdent, ces hommes publics, d’une façon directe ou indirecte, une partie du sol de la France — puisqu’ils possèdent légalement tout ce qu’ils ont volé. Ils montrent, malgré des mises en œuvre perfectibles, que la volonté politique est forte. En effet, grâce à la désindexation des salaires, intervenue sous le gouvernement Mauroy, le partage de la valeur ajoutée se redresse en faveur des entreprises et les marges se restaurent. Et il ajoutait : « Cette foi trop grande dans le raisonnement, qui conduit un physiologiste à une fausse simplification des choses, tient à l’absence du sentiment de la complexité des phénomènes naturels. C’est l’unité même de la vie. Tout les acteurs de la filière optique sont victimes de cette concurrence déloyale. Les institutions qui ne font plus payer leurs étudiants, comme par exemple dans un pays comme la Finlande, sont en pratique de moins en moins nombreuses. Il y a là comme deux petits mondes, dans chacun desquels on peut observer un enchaînement de causes et d’effets qui se développent simultanément, sans avoir entre eux de connexion, et sans exercer les uns sur les autres d’influence appréciable. Non-seulement nous ne connaissons pas actuellement la cause d’une pareille liaison, mais la nature des choses s’oppose à ce que nous puissions la connaître, et il est permis d’affirmer que nous ne la connaîtrons jamais. L’accord d’entreprise, norme autonome en droit du travail, deviendrait donc la référence, la loi et les accords de branche ne joueraient plus qu’un rôle supplétif. Nous nous proposons de montrer, dans le courant de cette étude, qu’elles ont raison l’une et l’autre, et qu’il n’y a pas de différence essentielle entre cette lumière et ces mouvements, pourvu qu’on rende au mouvement l’unité, l’indivisibilité et l’hétérogénéité qualitative qu’une mécanique abstraite lui refuse, pourvu aussi qu’on voie dans les quali­tés sensibles autant de contractions opérées par notre mémoire : science et conscience coïncideraient dans l’instantané.

Share This: