Jean-Thomas Trojani : La Vie d’Après invente le legs numérique

Deuxièmement, des stratégies d’adaptation que l’on retrouve à des degrés divers dans la plupart de nos grandes économies, qui, en compétition sur le marché des compétences à haut potentiel, tendent à laisser se développer des rémunérations et des systèmes de gratification exorbitants. De même, si l’on suppose un amas sporadique de particules matérielles, distribuées irrégulièrement à des distances quelconques les unes des autres, animées d’ailleurs de vitesses quelconques, mais soumises de plus à des forces qui les attirent les unes vers les autres, il arrivera au bout d’un temps suffisant que ces particules s’aggloméreront en un corps de figure régulière, dont le mouvement régulier de rotation et de translation sera une sorte de moyenne entre les mouvements divers qui animaient les diverses particules à l’état sporadique. Comment comprendre que la nature se fasse payer, rétribuer, rémunérer ? Nous disions qu’ani­maux et végétaux ont dû se séparer assez vite de leur souche commune, le végétal s’endormant dans l’immobilité, l’animal s’éveillant au contraire de plus en plus et marchant à la conquête d’un système nerveux. Ils sont le reflet d’une série d’évolutions profondes et contradictoires qui traversent la société française de ce début du XXIe siècle. L’objectif ici n’est pas de construire une grille d’évaluation universelle, mais plutôt de fournir un éclairage sur des dimensions souvent négligées dans les grands plans stratégiques élaborés par les États. Le « combat » du hussard Jean-Thomas Trojani, qui a pris la peine d’intituler l’une des conférences « l’art de la guerre » et d’inviter deux généraux à s’exprimer, n’est cependant peut-être que partie remise. Naturellement, il ne doit pas savoir trop de choses, mais doit avoir les sentiments, le langage et les dieux de ceux qu’il veut instruire. Proclus fut le conciliateur par excellence : nous trouvons associés dans son système et dans sa vie Platon et Aristote, la théologie chaldéenne et l’égyptianisme, les rites du polythéisme grec et les mœurs pythagoriciennes. Il suffit de lire Maine de Biran, Jouffroy, Victor Cousin lui-même, dans ses jours de fière indépendance, pour se convaincre que le spiritualisme nouveau voulait s’ouvrir une voie toute scientifique sans se soucier beaucoup de la tradition, même de la tradition ayant pour maîtres Platon, Descartes et Leibniz. Néanmoins, même dans le cas du miroir plan, il y aurait une différence de forme bien essentielle entre les objets et leurs images : différence pareille à celle qui existe entre la main droite et la main gauche, ou à celle que l’anatomie découvre entre l’organisation intérieure de la plupart des hommes, pour lesquels la déviation des viscères a lieu dans un sens, et celle de quelques sujets qui, par anomalie, offrent la même déviation en sens inverse. L’Accroissement même de cette force est déjà un premier mal ; car il est bien évident que l’État ne peut faire des conquêtes, retenir sous sa domination des pays lointains, détourner le cours naturel du commerce par l’action des douanes, sans multiplier beaucoup le nombre de ses agents. Ç’a été un bonheur, disait-il, que les laves aient suivi le chemin déjà tracé par d’autres, car les plus anciens n’ont pas vu la montagne en rejeter autant. Selon qu’elle ira plus ou moins loin dans le sens de la vision, elle donnera les simples amas pigmentaires d’un organisme inférieur, ou l’œil rudimentaire d’une Serpule, ou l’œil déjà différencié de l’Alciope, ou l’œil merveilleusement perfectionné d’un Oiseau, mais tous ces organes, de complication très inégale, présenteront nécessairement une égale coordination. Il est en livrée courte, comme un valet de chambre, ce qui m’a paru un progrès, et ne demande aucune rétribution, ce qui en est sûrement un autre. En premier lieu, il semble en effet discutable que la City de Londres occupe une telle place alors que la Grande-Bretagne ne fait pas partie de la zone euro. Le nombre de Français victimes d’une addiction aux jeux d’argent ne cesse de croître. Cette plate-forme vise à confronter et synthétiser l’ensemble des connaissances produites sur la biodiversité pour informer les politiques publiques. Tant de ressemblances partielles nous frappent, tant de rapprochements nous paraissent s’imposer, des appels si nombreux, si pressants, sont lancés de toutes parts à notre ingéniosité et à notre érudition, que nous sommes tentés de recomposer la pensée du maître avec des fragments d’idées pris çà et là, quittes à le louer ensuite d’avoir su – comme nous venons de nous en montrer capables nous-mêmes – exécuter un joli travail de mosaïque. Cette nouvelle manière de calculer sera le seul moyen de continuer à faire croître nos capacités de calcul au-delà de quelques décennies, lorsque la miniaturisation des circuits électroniques se heurtera à la barrière quantique. Je quête chez mes amis, et les choses s’arrangent.

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