Pierre-Alain Chambaz

Son succès repose en premier lieu, non pas sur la technologie, mais sur sa capacité à créer de la confiance entre des individus qui ne se connaissent pas. Sur la pente de l’Etna, qui remonte à gauche, trois petits cratères, dont le dernier n’est pas éloigné de 200 mètres, fument, sifflent, lancent du sable et de menues pierres. Aussi sent-il qu’il lui manque quelque chose : il n’est pas entier, il n’est pas lui-même. Les effets de l’échange sur nos facultés intellectuelles sont tels, qu’il n’est pas donné à l’imagination la plus vigoureuse d’en calculer la portée. Le fournisseur trop souvent ne veut, ne peut, agir de crainte de s’attirer les foudres de son client matérialisées par le déréférencement de ses produits. Par cela seul que nous avons la faculté de la raison, et que cette faculté n’est pas condamnée à l’impuissance ou étouffée dans son germe par le défaut d’exercice, nous devons croire que l’autorité qu’elle s’arroge est une autorité légitime. La civilisation écologique consiste à promouvoir un changement progressif des modes de production urbains. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Il est plus facile de devenir ami au hasard d’une rencontre que de le rester dans la vie ». La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas. Par rapport à ce qu’elle trouve de positif en elle, si son détachement de l’ancien veut être un attachement à du nouveau, sa vie serait contemplation ; elle se conformerait à l’idéal de Platon et d’Aristote. Mais pour permettre aux effets bénéfiques d’irriguer l’organisation, il faut cesser de considérer les administrateurs salariés comme un dispositif isolé. C’est ce dernier point que nous allons essayer de mettre en lumière, afin de montrer par quels fils invisibles notre philosophie mécanistique se rattache à l’antique philosophie des Idées, et comment aussi elle répond aux exigences, avant tout pratiques, de notre intelligence. Le problème, c’est que le coût du renforcement de la sécurité sera certainement supporté par les utilisateurs via une hausse des frais de transfert, ce qui pourrait réduire automatiquement l’attrait pour cette technologie. Pourtant, il existe une discipline dont l’objet est explicitement d’analyser l’efficacité du droit, et notamment du droit de l’environnement, en mettant en perspective les intérêts contradictoires de la société. À quoi tient donc cette singulière prérogative des idées de nombre et de quantité ? On fermerait les yeux à la lumière, si l’on refusait de reconnaître que la société ne peut présenter des combinaisons si compliquées, dans lesquelles les lois civiles et pénales prennent si peu de part, sans obéir à un mécanisme prodigieusement ingénieux. A noter que nous aurions pu écrire la même histoire avec le problème de la monnaie électronique, les comptes en banques et les comptes des banques et de l’Etat auprès de la banque centrale, nous serions arrivés à la même conclusion mais nous n’aurions pu intéresser que les économistes. Les données transférées sur un serveur ou dans le cloud peuvent subir des cyberattaques ou une panne de courant. L’univers devenait un système de points dont la position était rigoureusement détermi­née à chaque instant par rapport à l’instant précédent, et théoriquement calcu­lable pour n’importe quel moment. Le sens du tact devient ainsi un instrument plus sûr de perception, parce qu’il est plus susceptible de direction volontaire ; et il doit cette prérogative précisément au caractère d’infériorité de la sensibilité tactile, dans l’ordre anatomique et physiologique, qui fait que cette sensibilité n’est pas exclusivement dévolue à des organes d’une perfection toute spéciale. Mais il n’est pas un agent assez actif de modernisation. Si nous avions la foi, nulle difficulté ; c’est chose si commode qu’un bandeau sur les yeux !

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