Pierre-Alain Chambaz

Cela ne doit pas surprendre. Les questions de personnes s’effaceront pour laisser place aux idées abstraites de la science ou au sentiment concret de la pitié et de la philanthropie. Les acteurs et les témoins de cette activité sont nombreux. Mais cette intuition de l’espace accompagne-t-elle toute idée de nombre, même celle d’un nombre abstrait ? En même temps d’ailleurs que nous assistons à l’éclosion de cette conscience, nous voyons se dessiner des corps vivants, capables, sous leur forme la plus simple, de mouvements spontanés et imprévus. C’est peut-être là un des plus impénétrables mystères de la nature humaine : c’est du moins une des questions les plus obscurément traitées par les philosophes modernes, mais dont heureusement la solution n’est pas indispensable pour le but que nous nous proposons. Quand le marché hésite, un acteur pourra observer une hausse, alors qu’un autre affirmera que la baisse a commencé. Chacun a de bons arguments à faire valoir mais aucun n’est en situation de donner une vision globale du marché. Sur les 30 dernières années, l’industrie française a perdu plus de 2 millions d’emplois et la part de l’emploi industriel dans l’emploi total a été divisée par deux sur la même période. Des attraits socioculturels, une offre de logements à vendre (de toutes petites unités), qui ne correspondent pas du tout aux demandes des familles, une insuffisance de construction de LOGEMENTS NEUFS(moins de 2000 par an), toutes ces données se conjuguent, selon la Chambre des notaires, pour que la hausse des prix soit « le seul élément d’arbitrage » (« Le prix des logements selon les notaires parisiens. Et le langage, qui traduit la pensée, devrait être aussi vivant qu’elle. L’administration et les associations para-gouvernementales répondent point par point aux revendications des opposants et s’approprient leurs demandes au point que l’on a parfois le sentiment que les manifestants leur dictent leur agenda. Rendez-les à la vie sauvage, elles perdront promptement les traits dont la domesticité les avait revêtues comme d’une livrée. C’est là un fait certain, irrécusable, universel. L’attachement des Français à la « pierre » n’a jamais été démenti. Et qui souligne surtout la très forte vulnérabilité de nos économies face au prix du pétrole. Sous aucun rapport, quant à l’alimentation, au logement, à l’instruction, les besoins du quatorzième siècle n’étaient ceux du nôtre, et l’on peut prédire que les nôtres n’égalent pas ceux auxquels nos descendants seront assujettis. L’économie politique n’a pas, comme la géométrie ou la physique, l’avantage de spéculer sur les objets qui se laissent peser ou mesurer ; et c’est là une de ses difficultés d’abord, et puis une perpétuelle cause d’erreurs ; car, lorsque l’esprit humain s’applique à un ordre de phénomènes, il est naturellement enclin à chercher un criterium, une mesure commune à laquelle il puisse tout rapporter, afin de donner à la branche de connaissances dont il s’occupe le caractère d’une science exacte. On prend toutes les satisfactions générales du temps où l’on est, et l’on suppose que l’humanité n’en admet pas d’autres. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Mieux vaut les critiques d’un seul que l’assentiment de mille ». Nous présentons le plus souvent cela comme relevant de choix discrétionnaires dont les racines seraient avant tout culturelles. Oui sans doute, mais ces points n’ont de réalité que dans une ligne tracée, c’est-à-dire immo­bile ; et par cela seul que vous vous représentez le mouvement, tour à tour, en ces différents points, vous l’y arrêtez nécessairement ; vos positions successi­ves ne sont, au fond, que des arrêts imaginaires. Dès lors, si la libéralité de la nature, ou la puissance des machines, ou des habitudes de tempérance et de modération viennent rendre disponible, pour un temps, une portion du travail humain, on s’inquiète de ce progrès, on le considère comme un désastre, on se retranche derrière des formules absurdes, mais spécieuses, telles que celles-ci : La production surabonde, nous périssons de pléthore ; la puissance de produire a dépassé la puissance de consommer, etc. On ne s’en étonnera guère car le patrimoine des ménages est constitué à 60% d’immobilier. Une poussée significative dans les dépenses d’infrastructure et les politiques de réforme pourra faire une différence, mais elle ne pourra pas rattraper le retard. C’est pourquoi, il est primordial que les lieux d’expositions soient des espaces ouverts pour les acheteurs et les visiteurs : de véritables berceaux d’échange et de rencontre vers d’autres cultures. Certaines stratégies de gestion alternative permettent de contourner les effets de cette politique d’incitation au risque en offrant une espérance de performance positive raisonnable en prédéterminant un niveau de risque (perte) acceptable et en s’y limitant strictement. Pour ce qui concerne la France, la proportion de Français se rendant uniquement au Québec a récemment baissé pour la première fois (-4 % entre 2012 et 2013).

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